Île-de-France : rénover bureaux et locaux d’activités pour limiter la consommation d’espaces

Pour avoir des bureaux adaptés aux besoins actuels (travail plus collaboratif, à distance, nécessité de disposer des réseaux optiques, de réduire les dépenses énergétiques, etc.), les entreprises ont tendance à déménager pour s’installer dans des bâtiments neufs qui intègrent ces nouvelles performances. L’enjeu est aujourd’hui de rénover le maximum de sites et bâtiments délaissés pour dépasser leur obsolescence et éviter que les trajectoires immobilières des entreprises ne se traduisent que par la construction de nouveaux locaux et donc, dans certains cas, par la consommation d’espaces agricoles. Le parc régional des zones d’activités, complexe, se caractérise par la diversité des structures d’accueil, avec des zones industrielles anciennes et des zones d’activités de génération plus récente (années 1970-1980). Ce phénomène est diversement ressenti selon les secteurs géographiques. Il s’observe en premier lieu sur les sites industriels de la zone agglomérée, mais il intéresse également des secteurs beaucoup plus éloignés. Jusqu’à présent, un renouvellement ponctuel des activités localisées principalement en première couronne a été permis en raison de l’existence de nombreuses friches industrielles. Cependant, celles-ci ont fortement diminué dans l’espace urbain. Aussi se tourne-t-on depuis quelques années vers la transformation partielle ou totale de certaines zones industrielles, plus ou moins bien structurées, ou mal intégrées dans le tissu urbain. Ainsi, le phénomène de réaffectation jusqu’alors spécifique aux friches industrielles, s’est transposé à celui des zones industrielles mal adaptées. Géographiquement, celui-ci s’est décalé du cœur de l’agglomération vers des zones plus périphériques. L’obsolescence d’une partie du parc de ZAE s’accompagne par ailleurs d’une évolution des besoins des entreprises, mais aussi des objectifs de normalisation des constructions. L’enjeu est de proposer des zones d’activités économiques plus urbaines et disposant de services, d’une desserte en transports en commun, et d’une qualité paysagère. Au cours des prochaines décennies, de nouvelles activités émergeront, de nouveaux besoins se feront sentir, de nouveaux concepts de parcs d’activités se développeront. On pourrait toutefois se fixer comme objectif de favoriser la densification des sites d’activités en la privilégiant sur leur extension.

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