R&D

Inciter les chercheurs à passer dans le secteur privé reste problématique. Un groupe d’experts indépendants (Beylat-Tambourin, 2017) a passé en revue la loi Allègre et suggéré des mesures pour faciliter la création d’entreprises par les chercheurs et pour clarifier les règles régissant le partage des revenus tirés de la propriété intellectuelle entre chercheurs et entreprises. Les pouvoirs publics n’ont pas encore traduit ces recommandations en mesures. La part de la valeur ajoutée produite par l’industrie française de moyenne-haute technologie est nettement inférieure à la moyenne de l’UE. La part de la valeur ajoutée dans l’industrie de moyenne-haute technologie (l’automobile, par exemple) et dans celle de haute technologie (industrie pharmaceutique et secteur de l’électronique, par exemple) recule depuis 2007 et se situe actuellement en deçà de la moyenne de l’UE. Cette tendance nuit à la capacité d’innovation de la France, d’autant plus que l’intensité de R&D des entreprises dans ces secteurs est très élevée. L’intensité de R&D en France est la troisième plus élevée de l’UE dans l’industrie manufacturière de moyenne-haute technologie et la plus forte de l’UE dans l’industrie manufacturière de haute technologie. La France enregistre de meilleurs résultats en ce qui concerne la part de la valeur ajoutée dans les services de haute technologie à forte intensité de connaissances (par exemple, programmation informatique, télécommunications), où cette part est supérieure à la moyenne de l’UE et la place au cinquième rang des États membres. Ces évolutions donnent à penser qu’il pourrait être bénéfique d’augmenter la croissance des investissements dans les secteurs fondés sur la connaissance (industries et services) pour renforcer la compétitivité hors coûts et réduire l’écart avec les grandes économies de l’UE en ce qui concerne les dépenses de R&D des entreprises (OCDE, 2017).

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